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Un nouveau DPE plus pédagogique à partir du 1er juillet 2021

La ministre déléguée au logement, Emmanuelle Wargon, a présenté ce weekend au journal Le
Parisien la nouvelle mouture du DPE opposable, un diagnostic « plus simple mais avec des
informations complémentaires ».
Le journal Le Parisien a publié ce weekend une interview d’Emmanuelle Wargon, ministre déléguée
au logement, dédiée à la presentation de la nouvelle mouture du DPE opposable.
« Le DPE, bien connu des Français depuis son lancement en 2006, devait être amélioré, explique
ainsi la ministre. Sur la forme, il comprend un nouveau visuel plus clair et deux nouvelles informations
qui seront intégrées, en plus de la performance énergétique. La première, ce sont les niveaux
d’émission de gaz à effet de serre, exprimée en kilogrammes de CO2 par mètre carré et par an, avec
leur traduction en kilomètres parcourus par une voiture pour émettre le même niveau.
Toujours dans un objectif de pédagogie, ce DPE comprendra également une estimation de la facture
annuelle d’énergie donnée sous la forme d’une fourchette de prix. Elle sera obligatoire y compris sur
les annonces immobilières dès janvier 2022. « De quoi permettre à l’acquéreur ou au locataire de
mieux anticiper son budget, indique Emmanuelle Wargon. Mais également de comparer par la suite
ses consommations réelles avec les estimations fournies par le DPE. Si celle-ci diffère trop, il pourra
s’interroger. Soit sa consommation est trop importante, s'il se chauffe trop par exemple, soit le
diagnostic établi au moment de la vente ou de la mise en location ne correspondait pas à la réalité. En
cas de doute, la personne habitant dans le logement pourra à partir du 1er juillet refaire un diagnostic.
Son coût tourne autour de 200 €. Et si le nouveau DPE n’affiche pas les mêmes résultats que l’ancien,
par exemple une catégorie E au lieu de C, alors cette personne pourra se retourner contre le
propriétaire du bien qu’elle loue, ou le propriétaire du bien qu’elle a acheté. Et demander une
compensation. Il sera bien sûr préférable de régler le différend à l’amiable mais la loi Elan permet
également d’aller au civil, si un accord n’est pas trouvé. À l’instar de tous les autres diagnostics, qu’il
s’agit de l’amiante, du plomb ou encore des termites. »
Concernant les seuils définissant chaque catégorie, les règles de calcul ont été modifiées « afin de
mieux prendre en compte des disparités du parc immobilier, rappelle la ministre. Mais nous avons
veillé à ce que cela ne fasse pas bouger sensiblement les lignes. La dernière étude du ministère
montre que le parc immobilier français compte 17 % de passoires thermiques, soit 4,8 millions de
logements. Et ce chiffre ne bougera pas ».